le chimique est-il encore une solution adaptée ?
Produits chlorés, détergents, décapants… Le nettoyage chimique ne s'arrête pas au moment où la surface est propre. Une question essentielle demeure : où vont les produits et les eaux de rinçage après l'intervention ?
Pendant des années, l'utilisation de produits chimiques suivie d'un rinçage à l'eau ou au nettoyeur haute pression a constitué une méthode courante pour l'entretien des fontaines, murs, façades et différents équipements urbains.
Mais aujourd'hui, les exigences environnementales imposent de considérer l'ensemble du processus.
Car lorsqu'une surface traitée chimiquement est rincée, le produit ne disparaît pas.
Il se retrouve dans l'eau de nettoyage.
Et c'est précisément là que la question devient importante pour les communes et collectivités.
Une eau de nettoyage polluée ne peut pas simplement retourner dans la nature
La Loi fédérale sur la protection des eaux (LEaux – RS 814.20) pose un principe particulièrement clair.
Son article 6, alinéa 1 interdit d'introduire directement ou indirectement dans une eau des substances de nature à la polluer. Il interdit également l'infiltration de telles substances.
L'article 7 prévoit ensuite que les eaux polluées doivent être traitées et encadre leur déversement ou leur infiltration.
L'Ordonnance fédérale sur la protection des eaux (OEaux) va encore plus directement au cœur du problème :
Article 8, alinéa 1 :
« Il est interdit de laisser s'infiltrer les eaux polluées. »
Cette disposition change considérablement la manière dont il faut considérer un nettoyage chimique effectué en extérieur.
Le problème n'est pas uniquement le produit. C'est aussi son eau de rinçage.
Prenons un cas très concret.
Une fontaine est nettoyée à l'aide d'un produit chimique. Le produit agit sur les salissures puis la surface est rincée au nettoyeur haute pression.
À première vue, l'opération semble terminée.
Mais où part cette eau ?
Si elle contient encore des substances susceptibles de polluer les eaux, elle ne peut pas simplement être abandonnée au sol, laissée s'infiltrer ou dirigée sans contrôle vers une évacuation conduisant au milieu naturel.
Et le problème est exactement le même lors du nettoyage chimique d'un mur, d'une façade ou d'un équipement urbain.
L'eau qui ruisselle peut transporter avec elle le produit utilisé, mais également les substances retirées de la surface.
Le principe à retenir est donc simple :
Rincer ne signifie pas dépolluer.
Une grille d'évacuation ne mène pas forcément à une station d'épuration
C'est un point particulièrement important dans le canton de Neuchâtel.
Le Service de l'énergie et de l'environnement (SENE) rappelle que certaines grilles situées sur les routes et les places n'acheminent pas leurs eaux vers une station d'épuration.
Elles peuvent conduire directement vers une rivière ou le lac.
Le Canton avertit ainsi que des produits nocifs peuvent rejoindre ces grilles et contaminer directement le milieu naturel. Il cite notamment les lessives, peintures et différents produits de bricolage ou de jardinage.
Autrement dit :
« Je rince et l'eau part dans la grille » n'est pas une gestion suffisante des eaux de nettoyage.
Récupérer, traiter, neutraliser : le véritable coût du nettoyage chimique
Dès lors qu'une intervention génère une eau polluée, il faut réfléchir à sa gestion avant même de commencer le nettoyage.
Selon la nature du produit, sa concentration, les contaminants retirés et la configuration du site, cela peut nécessiter des mesures destinées à empêcher l'eau contaminée de rejoindre le sol ou les eaux : récupération des effluents, rétention, aspiration, prétraitement, neutralisation ou élimination appropriée.
Le Canton de Neuchâtel rappelle d'ailleurs que les eaux artisanales ou industrielles peuvent contenir des substances particulièrement néfastes pour les réseaux, les stations d'épuration et l'environnement. Il demande de réduire ces substances à la source et indique que le rejet d'eaux usées industrielles est soumis à autorisation.
C'est un élément essentiel lorsqu'on compare le coût réel de différentes méthodes.
Un produit chimique peut paraître économique lorsqu'on regarde uniquement son prix d'achat.
Mais il faut également considérer sa manipulation, son stockage, son application, l'eau nécessaire au rinçage et surtout la gestion des effluents générés par l'opération.
Et si la meilleure eau polluée était celle que l'on ne produisait pas ?
C'est précisément sur ce point que le nettoyage laser change l'approche.
Au lieu d'appliquer un produit chimique sur la surface puis de devoir gérer ce produit après son utilisation, le laser utilise un faisceau lumineux contrôlé pour retirer les couches indésirables lorsque le matériau et le contaminant sont compatibles avec le procédé.
Pour de nombreuses applications adaptées, le nettoyage peut ainsi être réalisé :
sans décapant chimique,
sans détergent appliqué sur la surface,
sans chlore,
et sans rinçage à grande eau.
Cela permet de supprimer à la source une grande partie de la problématique liée aux eaux de rinçage contaminées par les produits chimiques.
Le laser ne fait évidemment pas disparaître la matière : les particules et fumées produites lors du traitement doivent elles aussi être maîtrisées et, lorsque nécessaire, aspirées et filtrées.
Mais la différence fondamentale est là :
On ne remplace pas un problème de surface par plusieurs litres d'eau contaminée qu'il faudra ensuite gérer.
Fontaines publiques : un cas particulièrement intéressant
Prenons l'exemple d'une fontaine régulièrement entretenue chimiquement.
Le processus traditionnel peut nécessiter :
Produit chimique → temps d'action → rinçage → gestion de l'eau contaminée → traitement ou neutralisation lorsque nécessaire → évacuation appropriée.
Avec un nettoyage laser adapté au support :
Laser → extraction/collecte des résidus lorsque nécessaire → surface traitée.
C'est une autre philosophie d'entretien.
Et pour une collectivité qui doit gérer plusieurs dizaines, voire plusieurs centaines d'éléments de mobilier urbain chaque année, cette différence mérite d'être étudiée.
Réduire la pollution à la source plutôt que la traiter après coup
C'est probablement le point le plus important.
Le Canton de Neuchâtel indique lui-même que, face aux substances présentes dans certaines eaux industrielles ou artisanales, des mesures doivent être prises pour réduire à la source ces substances.
Le nettoyage laser s'inscrit précisément dans cette logique lorsqu'il permet de supprimer l'application d'un produit chimique.
Au lieu de se demander :
« Comment allons-nous récupérer et traiter l'eau contenant notre produit ? »
il devient possible, pour certaines interventions, de se demander :
« Avons-nous encore besoin d'utiliser ce produit ? »
Le nettoyage laser : une solution à étudier avant de ressortir les produits chimiques
Le nettoyage chimique ne devient pas automatiquement illégal parce qu'une alternative existe.
En revanche, la législation suisse impose une véritable responsabilité concernant les substances polluantes et les eaux issues des activités de nettoyage. Et cette contrainte mérite aujourd'hui d'être intégrée dans le choix d'une méthode d'entretien.
Pour une commune, un canton, une gérance ou une entreprise, la question ne devrait donc plus uniquement être :
« Quelle méthode va nettoyer cette surface ? »
Mais également :
« Quelle méthode va nettoyer cette surface tout en générant le moins possible de produits et d'effluents à gérer ? »
C'est là que le nettoyage laser prend tout son sens.
LaserTek accompagne les collectivités dans la transition vers le nettoyage laser
LaserTek intervient auprès des communes, cantons, collectivités et entreprises pour étudier la faisabilité du nettoyage laser sur différents supports :
fontaines et mobilier urbain, pierre naturelle, surfaces métalliques, façades compatibles, graffitis, peintures et revêtements, éléments patrimoniaux et autres surfaces nécessitant une méthode de nettoyage maîtrisée.
Chaque support étant différent, nous privilégions une approche simple : tester avant de promettre.
Un essai permet de déterminer la réaction du support, le résultat obtenu, la vitesse de traitement et la pertinence économique de la technologie.
Vous utilisez encore des produits chimiques pour nettoyer vos fontaines ou vos infrastructures ?
Avant votre prochaine campagne d'entretien, testez ce qu'il est possible de réaliser au laser.
LaserTek-Swiss
Nettoyer la surface sans déplacer le problème dans l'eau.